Weborama #2 : maternité/parentalité

J’ai trouvé, grâce au site d’information Les nouvelles NEWS, un blog que je ne connaissais pas : Maman travaille. Et dans l’un des articles, deux citations m’ont interpelées.

De la versatilité des parents

Une même femme n’est jamais deux fois la même mère.

Je n’avais jamais entendu ou lu cela dans ces termes. Et je trouve la formule frappée au coin du bon sens et de l’efficacité. Je vais donc faire mienne cette citation. Enceinte de mon deuxième enfant, je pouvais déjà dire que je ne serais pas la même mère que pour mon premier. Pour tout un tas de raisons trop longues à expliquer ici, mais je le savais. Et je culpabilisais, persuadée d’introduire ainsi de l’iniquité dans ma relation avec mes deux enfants. Peur de ne pas les aimer autant l’un que l’autre, de ne pas leur donner les mêmes chances… La découverte de cette phrase m’a rassénérée : nous sommes donc toutes (et tous, les hommes aussi ne sont jamais deux fois les mêmes pères) ainsi faites, et nos enfants s’en accommodent fort bien.

Des étiquettes posées sur le dos des mères

D’après les clichés en vogue, l’allaitante est une fusionnelle hippie, la biberonnante une femme psychorigide et distante, la working mom une carriériste sans cœur et la mère au foyer une personne abusive sans vie sociale…

Excellent résumé des clichés qui nous collent à la peau. J’ai vu dans le regard de jeunes femmes ne souhaitant pas allaiter l’étiquette « fusionnelle hippie » posée sur moi lorsqu’en séance de préparation à la naissance, j’ai déclaré vouloir le faire. Je ne leur en veux pas : elles étaient bien plus jeunes que moi, et encore inconscientes de la portée des jugements hâtifs sur la vie et le bien-être des mères. D’autres leur feraient remarquer bien assez tôt qu’elles avaient un profil de femmes psychorigides et distantes – ce que je me garderai bien de faire, puisque l’expérience m’a appris que c’est totalement faux. Je vous renvoie pour l’occasion vers mon article sur l’allaitement. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’on peut également me coller l’étiquette de « carriériste sans coeur » puisque je n’ai jamais eu l’intention de prendre de congé parental, que ce soit à temps partiel ou à plein temps, alors que financièrement j’aurais pu me le permettre (une circonstance particulièrement aggravante selon certaines personnes).

Des besoins réels des femmes venant d’accoucher

J’ai trouvé, via les réseaux sociaux, un lien vers cet article de blog, dont quelques phrases particulièrement savoureuses ont retenu mon attention.

Je suis jeune maman, j’ai expulsé un môme et un placenta mais pas le mode d’emploi. Soyez patients, expliquez moi. 

Un bébé n’est jamais livré avec le mode d’emploi. JAMAIS. Et personne ne nous le dit avant. Alors il faut être rassurant, patient et très, très gentil avec les mamans et les papas débutants.

Pensez à m’apporter des cadeaux, à moi aussi.

Et oui. On a bossé pendant 9 mois pour le porter, et pendant des heures, voire des jours, pour le mettre au monde. Et après ça nous attendent des mois de fatigue, de manque de sommeil, de doutes, d’angoisse et de pétage de plomb. Je vous promets qu’on mérite amplement tous les cadeaux que vous pourriez nous faire.

Respectez les horaires de visite, pas ceux de la maternité, NON, LES MIENS, que je vous communiquerai sans faute pour une bonne logistique et pour qu’on évite que ce soit la teuf toute la journée, j’ai dormi 1 h 27 depuis deux jours.

On ne le dit pas assez : on est crevée. CRE-VÉE. Les matinées étant consacrées aux visites médicales et aux soins, on ne peut vraiment se reposer que les après-midi. Donc arriver la bouche en coeur à 12h pile (parce que c’est l’heure de début des visites) pour s’extasier devant son petit-fils ou sa petite-fille en papillonnant comme des libellules, c’est le contraire de ce qu’il faut faire.

Reviens avec un cadeau pour ta femme chérie. NON DEUX. NON TROIS ! (27 h de travail mec, 27 HEURES !) 

et

Ne te plains pas. Jamais ! J’ai souffert, JE SUIS UNE WARRIOR, tu es admiratif et ce, pendant au moins 5 jours ! Non, 10 !

Messieurs, si vous n’avez toujours pas compris à quel point nous sommes des héroïnes de porter et de mettre au monde des enfants, c’est que vous ne méritez pas d’être père. Pas même d’être notre amoureux. Bref, que vous êtes des sous-merdes. Si. Alors vous avez intérêt à être aux petits oignons, plein de reconnaissance et de tact, à ne jamais vous vexer ni vous indigner de notre flemme pendant au moins 8 semaines. Au moins. Minimum. Démerdez-vous avec ça.

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