Réfléchir plutôt que réagir

Le FN est arrivé en tête dans les régions dimanche dernier. J’ai décidé de publier quelque chose à ce propos aujourd’hui, avant le 2e tour de demain, avec des faits et des chiffres plutôt que des émotions.

Étudier et réfléchir, plutôt que réagir.

 

1-Combien de votants exactement ?

Sur la population en âge de voter, presque 60% n’a pas voté. Les partis qui ont obtenu des voix ne sont donc pas représentatifs de la population en âge de voter.

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Source : Les véritables résultats des élections régionales

 

 2- Combien de voix pour le FN par rapport à 2012 ?

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Source : Facebook

 

3- Pourquoi le FN touche-t-il 6 millions de français ?

« Certains disent qu’ils sont cons. Je ne crois pas. Ils manquent simplement de munitions pour comprendre. Ils ne sont pas équipés pour la critique.

Pas de références historiques, pas de mémoire, pas d’analogies, pas d’esprit de prospective, pas d’anticipation. Ils n’ont pas lu les philosophes, ni les essayistes, ni qui que ce soit qui pense. Ils n’ont pas défendu d’idées dans des dissertations, pas soutenu leurs pensées à l’oral.

Cette France non éduquée vit dans l’instant présent, et l’instant présent est en crise, dominé par le terrorisme, le chômage, les allocations familiales. »

Source : article intitulé La Fracture française

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Naissance d’une mère

Je ne me suis sentie mère que le jour où mon enfant m’a reconnue comme telle. Je suis née à la maternité ce jour là.

Mon enfant, pourtant, était né depuis plusieurs mois.

Ces premiers mois ont été au mieux difficiles, au pire un interminable cauchemar associant fatigue extrême, maladie, dépression, solitude et colère.

Je raconte ailleurs mon accouchement et les suites de couche, en grande partie responsables de mon état de santé physique et psychologique déplorable à cette période.

Mais voilà, le mardi 14 décembre 2010, exactement 3 mois et demi après sa naissance, mon fils m’a reconnue.

J’étais partie une paire d’heures, le laissant à la garde d’une de ses grand-mères, comme je l’avais fait souvent depuis sa naissance.

A mon retour, il jouait avec sa grand-mère et gazouillait, un peu énervé, un peu fatigué. Je m’approche tout près et lui dit que je suis de retour, comme je le fais d’habitude.

Et là… il se tourne soudain vers moi en reconnaissant ma voix, ouvre grand la bouche en poussant un petit cri, que ceux présents n’ont pu interpréter autrement que comme un cri de joie.

Stupéfaite, je le prends dans mes bras. Et là, il met délibérément sa tête dans mon cou, les bras collés contre mon torse, me câlinant avec des gazouillis proches du rire de ravissement.

Je suis devenue, en quelques secondes et de toute éternité, sa maman.

Enfin.

Un soulagement et un bonheur immense m’ont envahie. La récompense de neuf mois d’angoisse et de plus de trois mois de cauchemar.

Un moment intense et inoubliable, plus fort que sa naissance, alors qu’il n’a duré que quelques secondes.